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Dernière mise à jour le 2016-01-06 10:23:50

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La peau du nourrisson :

 A la naissance, la peau du nouveau-né n'a pas acquis toutes les qualités et fonctionalités de celle de l'adulte. Elle va mettre 2 à 3 ans avant d'atteindre sa pleine maturité.

Même si sa structure est proche de celle de l'adulte, son épaisseur est plus faible. Pendant cette période, la peau de bébé est plus mince et plus fragile. Chez le prématuré, cette fragilité est encore plus nette.

Les dermo-cosmétiques utilisés chez le nourrisson et le petit enfant doivent être choisis avec une grande prudence et doivent faire appel à des produits parfaitement adaptés à l'immaturité de leur peau. Ils doivent être formulés avec une grande rigueur afin d'être dotés d'une hypoallergénicité, et contrôlés tout au long de leur fabrication. La peau du nouveau-né, fine et fragile, est encore immature

1 - L'épiderme L'épiderme, dont la couche la plus superficielle est la couche cornée, est plus mince chez le nouveau-né que chez l'adulte. Les cellules sont moins adhérentes entre elles et peuvent plus facilement se décoller, ce qui favorise par exemple l'apparition de cloques. Chez le prématuré l'épiderme est beaucoup plus mince, et la fragilité plus grande, il mettra environ 15 jours à récupérer la qualité de la peau du nouveau-né à terme.

2 - Le derme Le derme est situé sous l'épiderme, est 4 fois moins épais que celui de l'adulte. Il est pauvre en fibres de collagène ou d'élastine et celles-ci sont plus fines et plus immatures que chez l'adulte. Ceci explique pourquoi le derme du nourrisson est fragile alors que normalement il représente le tissu de soutien de la peau.

3 - Les glandes sudorales Les glandes sudorales, à l'origine de la transpiration, sont présentes dès la naissance. Elles sont sous contrôle neurologique. Cependant, il faudra que le système nerveux soit pleinement mature pour que le fonctionnement de ces glandes soit maximal, ce qui va prendre plusieurs années. Le rôle majeur de la production de sueur est de diminuer la température de la peau si elle s'élève trop. Comme le nouveau-né ne maîtrise pas encore ce système, il est incapable d'augmenter sa production de sueur et donc de réguler la température de la peau, en cas de forte chaleur. Cette chaleur s'emmagasine dans son corps : c'est ce que l'on appelle le "coup de chaleur".

4 - Les glandes sébacées Les glandes sébacées, responsables de la production du sébum qui forme le film gras à la surface de la peau, sous l'influence des hormones maternelles, sont actives pendant la vie fœtale, mais acquièrent leur maturité complète au fur et à mesure de la croissance. Le sébum qu'elles sécrètent constitue un véritable enduit graisseux qui recouvre la peau à la naissance, appelé le vernix caseosa. Ce sébum en excès pourra être responsable, de façon transitoire, de petits désagréments sur la peau : des grains de milium (petits grains blancs sur le visage formés par la rétention de sueur sous la couche cornée de l'épiderme), des dermites séborrhéiques ( rougeurs du visage ou du crâne et formation des croûtes de lait) des acnés du nourrisson (qui peuvent aller de simples petits boutons rouges à une véritable acné ressemblant à celle de l'adolescent). En quelques mois, ces glandes ne subiront plus l'influence des hormones maternelles, elles se mettront au repos jusqu'à la pré-adolescence et tous ces petits désagréments disparaîtront spontanément. Les glandes sudorales et sébacées ne fonctionnant pas pleinement dès la naissance, le film hydrolipidique de surface de la peau (constitué d'eau et de lipides) qu'elles fabriquent est inexistant chez le nouveau-né. Sa peau est alors moins bien protégée vis-à-vis de la déshydratation et des agressions du milieu extérieur. La peau se dessèche et gerce alors plus facilement.

5 - Les poils et les cheveux Ce sont des duvets (lanugo). Ils n'auront un cycle normal qu'après 6 à 12 mois, lorsque le lanugo aura disparu.

6 - Les vaisseaux sanguins Les vaisseaux sanguin de la peau sont désorganisés jusqu'au 3ème mois. Leur immaturité peut parfois entraîner la formation de rougeurs ou de zones particulièrement pâles (livedo). Cette immaturité vasculaire n'est absolument pas pathologique et rentre dans l'ordre spontanément.

7 - La flore cutanée Dans le ventre de sa mère, le fœtus évolue dans un univers "stérile". C'est dès l'accouchement que se fait le premier contact avec les germes de la mère. Ensuite, le nouveau-né est très sensible à tous les germes apportés par l'extérieur. Au bout d'une semaine, le nouveau-né a autant de germes sur sa peau qu'un adulte. Cependant, leur composition est différente et expose le nouveau-né à des risques d'infections plus sévères.

8 - Le système immunitaire Le système immunitaire de la peau se met en place progressivement pour n'être mature que vers l'âge de 9 mois. Ceci signifie que l'enfant est plus sensible aux infections extérieures car la première ligne de défense que représente sa peau n'est pas encore capable de se défendre et d'éliminer l'agent infectieux.

9 - La peau constitue une barrière vis-à-vis de toute agression extérieure La couche cornée de la peau constitue, comme chez l'adulte, une véritable protection mécanique contre le monde extérieur. Chez le prématuré, elle est beaucoup moins épaisse et devient alors plus perméable aux agents chimiques (médicament, alcool …) ou aux rayons du soleil. Le film hydrolipidique et l'acidité (pH bas) cutanés protègent des infections. Mais, chez le nouveau-né jusqu'à l'âge de deux semaines, cette acidité est faible, ce qui rend sa résistance aux infections moins grande. C'est pourquoi il est recommandé la plus grande prudence quand on approche un nouveau-né avec un nettoyage des mains soigneux avant toute manipulation. Dans les plis (cou, aisselles, cuisses), le pH reste élevé, c'est pourquoi ces zones sont plus sensibles aux infections. La protection vis-à-vis du rayonnement solaire (photoprotection) est assurée par des cellules cutanées spécialisées, les mélanocytes. Mais ceux-ci sont encore peu fonctionnels chez le nouveau-né, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas capables de produire beaucoup de mélanine en cas de forte exposition solaire. En d'autres termes, un jeune enfant ne peut pas bronzer comme un adulte. C'est pourquoi il ne convient pas d'exposer bébé au soleil au moins avant l'âge de 6 mois voire 1 an. Il risque une insolation et des dommages cutanés graves. Même au-delà de cet âge, l'utilisation de produits solaires adaptés ainsi que les règles traditionnelles de bon usage du soleil, restent une nécessité. Le risque de lésion cancéreuse de la peau (mélanome malin) est corrélé à l'énergie solaire absorbée pendant l'enfance. Les enfants doivent donc être protégés par des écrans solaires à fort indice de protection

10 - Penser au risque toxique avant d'appliquer un produit sur la peau Quand on donne un médicament à un enfant, on pense tout de suite au risque toxique, la dose est adaptée en fonction du poids, le médicament adapté à l'âge, on demande des conseils… Mais pour les médicaments appliqués sur la peau, la négligence est plus fréquente, faute d'information. Et pourtant, la peau ne constitue pas une armure. Elle peut laisser passer des substances qui se retrouveront dans le sang. La triste affaire du talc " Morange " a représenté un exemple frappant : un talc désinfectant appliqué sur les fesses des nouveaux-nés a été capable de pénétrer dans le sang et de provoquer des lésions neurologiques irréversibles. Il est donc important de retenir que plusieurs facteurs facilitent à la fois la pénétration cutanée et la toxicité générale de certaines substances appliquées sur la peau du nourrisson : Toute lésion de la peau peut favoriser la pénétration d'un microbe ou d'un produit appliqué sur la peau. Cette pénétration est facilitée dans les zones recouvertes (par les couches ou par un pansement) et dans les plis naturels de la peau. Il est important d'être vigilent sur la région périnéale, où les applications de crèmes sont fréquentes, car c'est l'une des zones corporelles les plus perméables. Le rapport entre la surface de la peau et le poids étant beaucoup plus grand chez le nourrisson que chez l'adulte, une même application de crème aura des conséquences différentes : la concentration du produit dans les tissus sera plus forte chez le bébé pour une même surface d'application. D'autre part, le nourrisson est plus sensible aux toxiques en raison de l'immaturité de son foie, de ses reins et d'une plus grande faiblesse de la barrière entre le sang et le cerveau qui favorise une toxicité neurologique. C'est pourquoi de nombreux topiques médicamenteux (produits pour usage local) ont été interdits avant l'âge de 3 ans, d'autres devant être utilisés avec précaution (notamment les préparations contenant de l'alcool).

(Docteur Clarence de Belilovsky, Dermatologue - Conseiller Scientifique- Paris - France - 09/10/2001)

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